faire tomber les masques

Publié le par lumpungu

Un amour qui fait tomber les masques

par Geneviève Paradis

Êtes-vous de celles qui aiment plaire aux gens au point de vous oublier? Moi, oui! Car ma plus grande peur, c’est de ne pas être aimée et de vivre le rejet. Ce désir de plaire et d’impressionner les autres m’a amenée à porter des masques dès l’âge de sept ans, après le divorce de mes parents. J’ai vite appris à changer de masque selon les gens avec qui j’étais, selon les circonstances dans lesquelles je me trouvais. Voici où cela m’a menée.

Une enfance et une adolescence pavées de réussites
Élève studieuse et impliquée dans des activités parascolaires, j’étais appréciée des enseignants et des autres élèves. Amie fidèle, je m’impliquais dans la vie des gens autour de moi. Au travail, j’étais appréciée de mes patrons et de mes collègues. J’étais la fille souriante et ambitieuse qui relevait les difficultés avec optimisme, celle à qui on pouvait tout confier, celle qui était toujours là si on avait besoin. Enfin, c’est ce que je voulais laisser croire…

Fille aînée de parents divorcés, je me sentais responsable du bonheur de mes parents. Mon adolescence s’est donc déroulée sans grande crise ou rébellion. Oui, je souffrais du divorce de mes parents, mais je cachais mes souffrances le mieux possible aux autres. Je ne voulais surtout pas être rejetée à cause de mes problèmes émotionnels! À la fin de l’école secondaire, je suis devenue une habituée des fêtes bien arrosées et des bars, où j’y dansais jusqu’aux petites heures du matin avec mes amis. La vie devait être amusante pour oublier les souffrances!

Franchement, ma stratégie fonctionnait assez bien : je recevais de l’attention, de l’amitié, de la reconnaissance. Aux yeux des autres, je savais où je m’en allais et j’avais un avenir prometteur. Tant que je m’activais sans cesse, passant d’un masque à un autre, je me sentais bien, mais…

Quel est mon vrai visage?
À force de penser sans cesse à l’image que je projetais, j’ai perdu de vue qui j’étais réellement. Il n’y avait que cette image toute fabriquée qui importait, et l’impression qu’elle faisait sur les autres. Mon cœur et mon âme devenaient de plus en plus avides d’amour, de reconnaissance et d’importance. Et j’en recevais! Mais ce n’était jamais assez à mon goût; j’en voulais toujours plus. Je me sentais de plus en plus vide à l’intérieur et mal dans ma peau.

Alors que, jusque là, la vie m’avait souri, il me semblait que mon univers entier s’écroulait. J’étais fatiguée d’être forte, d’avoir l’air sûre de moi-même, de nourrir une image dont je n’étais pas à la hauteur. Lentement, la jeune femme joyeuse et souriante s’est transformée en une personne amère et frustrée. Je ne comprenais plus mes réactions, devenues extrêmes et violentes.  Qui étais-je vraiment? Pour qui et pour quoi vivais-je donc? La vie me semblait absurde. J’avais 20 ans et j’étais déjà désillusionnée de la vie.

Une démarche spirituelle
Ma mère ayant toujours été une femme à la spiritualité vivante, j’ai toujours cru en un Dieu, un créateur qui nous guide. Mais je n’avais jamais vraiment cherché à savoir qui Il était ni ce qu’Il voulait pour moi. Je l’avais toujours ignoré pour vivre ma vie comme je l’entendais. Franchement, je m’étais tenue loin de lui parce que ce n’était pas très cool d’avoir la foi! À travers mes difficultés, je me suis demandé si Dieu m’avait mise sur la terre dans un but précis. Pourquoi avais-je ce désir profond d’être aimée et de réussir ma vie sur cette terre?

Encouragée par ma sœur, j’ai commencé à fréquenter l’église où elle allait depuis quelques mois. D’abord méfiante, j’ai ensuite été frappée par la joie de vivre des chrétiens et par l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres. Je les ai trouvés beaux! J’ai donc eu envie de vivre ce qu’ils vivaient, de faire partie de ce qui semblait être une « famille ». J’ai cheminé lentement, à la recherche de ce qu’ils pouvaient bien pouvoir expérimenter.

Avec le temps, j’ai fini par comprendre ce que tous ces gens vivaient : ils expérimentaient l’amour de Dieu au quotidien. J’ai découvert que Dieu m’aimait moi aussi, telle que j’étais : avec mes forces, mes faiblesses, mes défauts, mes manquements. Je n’avais donc pas à porter de masque pour gagner son amour, car il m’aimait déjà sans condition. Il me suffisait tout simplement d’accepter cet amour qu’il m’offrait. Ainsi, je pouvais obtenir cette sécurité affective, cet amour inconditionnel et cette paix intérieure que je recherchais tant. Wow! Je n’avais jamais entendu quelque chose d’aussi merveilleux! Au fil du temps, j’en ai eu la conviction profonde : Dieu seul pouvait me donner autant d’amour et de sens à ma vie. Lorsque j’ai décidé de vivre ma vie selon ce que Dieu avait en réserve pour moi, un lourd fardeau est tombé de mes épaules : je pouvais enfin être moi-même! Le vide que je ressentais en dedans a commencé à s’estomper. J’ai recommencé à croire que la vie pouvait être belle et avoir un sens.

Toujours en cheminement
Évidemment, mon cheminement est loin d’être terminé. J’ai encore tendance à porter des masques pour m’assurer d’être acceptée et aimée. Mais avec amour et douceur, Dieu me rappelle à l’ordre. Il change peu à peu mes motivations profondes et mes attitudes. Je sais que j’ai une valeur parce que Dieu lui-même me l’a donnée. Cette valeur intrinsèque me sécurise face aux autres. Parce que je me sais aimée par Dieu, je suis libre d’être moi-même et de donner aux autres. Cela ne change rien à ma valeur. Je peux montrer mon vrai visage… et même mon cœur.

Qu’en est-il de vous?
Aujourd’hui, je veux vous inviter à penser à votre vie. Portez-vous des masques pour plaire aux autres? Est-ce que vous cherchez à combler un vide intérieur? Souffrez-vous d’une insécurité que vous ne pouvez pas vous expliquer? Est-ce que votre âme a soif d’un « plus » que vous ne pouvez pas identifier? Quelle que soit votre vie, peu importent vos besoins et vos problèmes, considérez prendre la main que Dieu vous tend aujourd’hui à travers Jésus-Christ.

 

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Publié dans Témoignage

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Commenter cet article

mirsta 23/05/2008 01:28

Ce témoignage est très émouvant et aussi plein d'espérance, tant il est sincère. Je souhaite que beaucoup de jeunes le lisent

Ruth 17/05/2008 21:18

Je voulais juste dire merci.

Albert Dugas 24/04/2006 01:51

Bonjour, merci pour le témoignage. Tu as raison ton cheminement n'est pas terminé. Pour personne de nous il ne l'est, il ne le sera que lorsque nous rendrons notre dernier soupir.
Je conduisais un ami chez lui un soir, après une réunion d'Église. Il avait cheminé spirituellement et il me confiait qu'il avait atteint le sommet. Passant devant le salon funéraire je me suis arrêté. Il me dis tu sais que je n'habite pas ici. Je lui ai répondu, si ton cheminement spirituel est terminé, c'est ici que tu devrais être. Il m'a regardé et a sourit. Il m'a dit j'ai compris.
 
Bonne semaine!
De l'Acadie (Canada)