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Mardi 23 août 2 23 /08 /Août 00:00
Venez à moi vous tous qui peinez »

Extrait du « Cahier Saint Raphaël » n° 69, décembre 2002 : La souffrance, médecine de l’âme ? (20, place Dupleix, 75015 Paris). [http://acimed.free.fr]

 La souffrance saisit tout l’homme, corps, âme, cœur et esprit. Elle atteint l’homme dans tous ses aspects. Les techniques modernes ne pouvant abolir toutes les souffrances, il convient de trouver d’autres moyens de soulager celles morales, spirituelles ou physiques. Dom Marmion a voulu apprendre à récolter les fruits de la souffrance. Prêtre, philosophe et théologien, il excellait dans la direction spirituelle des malades. Après sa mort, ses écrits continuent toujours à nourrir les âmes.

 Comment admettre l’existence de la souffrance et son inhérence à la nature humaine ? Comment éviter la révolte bien qu’elle soit donnée par Dieu pour notre salut ? Comment échapper au dégoût de la souffrance malgré son utilité, et même, sa fécondité ? Comment savoir qu’elle peut faire renaître à l’espérance ?

 Dom Marmion donne des réponses admirables à toutes ces questions. La seule issue pour les personnes souffrantes est l’union à Celui qui souffrit en détail pour nous : physiquement, moralement, et spirituellement. Il nous conduit ainsi au lieu de tout repos « où il essuie toutes nos larmes de nos yeux ».

Épreuve passagère et inéluctable.

Le péché d’Adam et ses conséquences : la maladie, la souffrance et la mort constituent inéluctablement le lot terrible que nous ne devons pas porter en vain, car Jésus, par son sacrifice, se charge de détruire tout péché. Bien entendu, les conséquences de nos iniquités restent, mais elles perdent leur stérilité. Quand, souffrants, nous venons à Jésus, Il ne nous délivre pas de notre croix, car « le serviteur n’est pas au-dessus du maître », mais il nous unit à Lui et nous soulage. Maladie, souffrance et mort deviennent alors fécondes. La souffrance est indispensable pour suivre Notre Seigneur au Paradis, pourtant elle n’a aucune valeur en elle-même. Son prix vient de l’union par la foi aux souffrances expiatrices du Christ. Faire reposer la conquête Paradis sur la seule base de la souffrance, c’est engager la vie spirituelle dans une voie dangereuse. La souffrance est méritoire, lorsqu’elle est accueillie en esprit de charité. La grandeur du mérite est en proportion de la pureté du motif de son accueil.

 Jésus seul soulage.

Il paraît difficile de traiter de la souffrance quand on ne l’a que peu éprouver soi-même. Mais tout chrétien possède un trésor : les mystères de la vie de l’homme de douleur que fut Notre Seigneur. Une seule y est parvenue totalement, celle qui suivit discrètement son Fils dès sa conception. Les évangiles l’évoquent peu, mais elle prend sou­dain toute sa place au pied de la croix « Marie se tenait debout au pied de la croix ». C’est pourquoi, en la suivant et la priant de nous obtenir des grâces d’acceptation, nous monterons vers la voie que Dieu nous a choisie. Cette angoisse est une tentation, Dieu donnera toujours les grâces correspondantes aux épreuves vécues. En suivant Marie, nous pouvons nous abandonner sans craindre les épreuves à venir. Avec elle, notre sainteté croîtra jour après jour. A ses derniers instants, Jésus nous a donné Marie pour Mère. Ces paroles du Verbe Créateur : « Femme, voici ton fils ; Fils, voici ta Mère » créent dans nos cœurs des liens filiaux que la Vierge reconnaît par le Fiat qu’elle prononce de toute son âme. Si Jésus est son premier né, nous sommes ses frères cadets. A notre tour, en apprenant à l’aimer, nous engendrerons le Christ en nos âmes et partageons la maternité divine de Marie.

Jésus miséricordieux.

Historiquement, les souffrances du Christ appartiennent au passé, mais leurs vertus demeurent. Ces mystères renouvelés ici-bas par la Sainte Messe, sont perpétuellement offerts à Dieu pour la sainteté de l’Église.

Pour nous, Jésus d’égal à égal avec son Père, Lui montre ses plaies glorieu­ses, preuves de la satisfaction pour nos péchés. Il communique les fruits de ses mérites pour nous attirer à Lui. Unies aux siennes, nos souffrances parti­cipent à ce perpétuel appel à la miséricorde divine qui ruisselle sur nous.

Étapes d’acceptation :

- La confiance et la foi. Ce n’est pas notre perfection qui attire Dieu. Lui qui est entouré d’une myriade d’anges, mais notre misère. Nos infirmités sont nos richesses, puisqu’elles nous donnent un titre pour user de sa miséricorde. La connaissance de nos petitesses loin de nous accabler, doit nous don­ner une immense foi.

N’oublions pas que nous expions pour nos propres manquements ; mais très vite, confiant en sa miséricorde, nous savons que notre expiation unie à la sienne devient méritoire pour nos frères.

 - L’union et l’espérance. Quand le Christ vivait sur terre, la toute puissance qui émanait de sa personne divine guérissait ceux qui le touchaient. Même en dehors des sacrements, sa personne possède toujours ce pouvoir de sanctification si nous la touchons de la foi. Les mystères de sa vie nous appar­tiennent plus qu’à Lui-même. Les méditer c’est trouver le repentir, la confian­ce, l’union et l’abandon non seulement pour nous-même, mais pour autrui.

Jésus, modèle dans la souffrance.

- Libre acceptation par obéissance. Avec l’Incarnation, commence le sacrifice de Jésus. « Me voici, je viens. Vous m’avez donné un corps et une âme pour les offrir en sacrifice ». Son dernier cri sera « Tout est consommé ».

 Le cœur de la sainte Humanité de Jésus brûle de l’amour le plus parfait pour le Père. C’est librement qu’Il se livre à sa volonté, dans une soumission abso­lue, jusqu’à la mort. La liberté est l’élément essentiel du mérite de son sacri­fice.

 Il a enduré toutes les douleurs qu’un homme puisse supporter, d’autant plus intensément que sa nature était parfaite. Ses douleurs étaient celles que nous méritions à cause de nos péchés pour rétablir la justice. Après son sacrifice, il nous reste à souffrir la part prouvant notre adhésion à Dieu par la foi, dans l’espérance du ciel, pour vivre dans la charité.

 Nous pouvons à peine soupçonner l’abîme de souffrance où Jésus est descen­du. « Pas un iota de la loi ne passera que tout soit accompli », a-t-Il dit. Il a voulu appliquer les prophéties le concernant dans le moindre détail, pour nous baliser toutes les routes de la souffrance.

 Méditons, avec Dom Marmion, les instants de la Passion de Notre Seigneur.

 - L’agonie. Une répulsion naturelle de la souffrance submerge Notre Seigneur de dégoût et de terreur, au point qu’il sue du sang et déclare être triste à en mourir. Son cri est celui de notre pauvre nature humaine. « Père, si cela est possible, que ce calice s’éloigne de moi ». Mais l’amour triomphe tout de suite : « Père non pas ma volonté, mais la vôtre ».

 Le Saint Esprit a inspiré aux évangélistes de décrire si longuement cette ter­rible agonie, pour que les âmes éprouvées puissent se consoler à la vue de leur Dieu accablé et suivre l’exemple de sa charité, sachant qu’Il conduit à la gloire de sa résurrection.

 - Jésus rencontre sa mère. A l’abîme des souffrances du Christ cor­respond l’abîme de la compassion maternelle de Marie et réciproquement. Tous deux se regardent et Jésus se détache de tout, pour obéir au Père. Marie le sait et fait de même. Ainsi rien d’humain ne doit nous retenir dans notre marche vers Dieu.

 Bien sûr, une consolation est parfois nécessaire dans l’épreuve. Ainsi, Notre Seigneur, au jardin des oliviers, demande à ses apôtres de rester avec Lui et son Père lui envoie un ange consolateur.

 - Jésus accepte l’aide de Simon de Cyrène. Cela signifie qu’une part des douleurs du Christ est laissée à son Corps mys­tique, à son Eglise, à nous donc. Nous voyons là combien notre part est infi­me par rapport à la sienne et nous pouvons y puiser du réconfort. Ceci nous montre la valeur primordiale de nos souffrances quand elles sont unies à Dieu, elles se communiquent alors à toute l’Église pour en sanctifier les membres. Nous touchons du doigt la communion des saints. Saint Paul dit : « Je complète en ma chair ce qui manque à la Passion du Christ ».

- Les chutes du Christ. Dans son humanité, Jésus est incapable de porter sa croix, Il chute, même aidé de Simon. Seule la charité répondant à la toute puissance de Dieu, le relève.

 Ainsi unie dans la charité aux souffrances de Notre Seigneur par la prière, les sacrements, ou du moins leur désir profond quand ils se font rares, nos épreu­ves acceptées sont un hommage à la Toute Puissance divine. En réponse, Il inonde nos âmes de grâces. Relevées, celles-ci poursuivront leur action avec fécondité, et atteindront alors des degrés élevés d’amour de la croix.

- Jésus attaché à la croix. L’amour a fait porter la croix, l’onction de la grâce nous y attache.

- Jésus meurt sur la croix. Submergé de souffrances physiques et d’amertume, Jésus regarde la face de son Père. Dans des conditions analogues, c’est l’espérance qui déjà nous fait « voir» le Père et tout accepter pour lui complaire.

- Marie suit son Fils. Il semble exceptionnel qu’une âme entreprenant le voyage des grandes souffrances puisse atteindre une telle sainteté. En fait, elle n’a pas à se soucier du parcours. Il suffit qu’à chaque nouvelle étape, elle accepte ce que Dieu lui envoie. Car l’acceptation définitive par avance est presque impossible à notre nature humaine.

N’oublions jamais que le crucifix est la principale image du Christ. Regardons Marie à présent. Personne ne fut uni comme elle à son Fils, et n’eut à souffrir autant, mais personne ne resplendit d’une telle gloire.

 Ainsi celui qui se sépare volontairement de Dieu s’écarte de sa miséricorde et de tous les trésors qui pourraient le soutenir dans l’épreuve, et lui donner la béatitude éternelle.

 Ayant repris confiance, l’âme doit se réconcilier avec Dieu par les sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, voire d’Extrême-onction. Alors, malgré les souf­frances, elle connaîtra une paix profonde, l’espérance d’être toujours soulagé par Jésus et son amour grandira.

Abandon et Charité.

La charité conduira celui qui souffre à l’abandon. Mais comment s’abandon­ner ? En nous livrant, comme Jésus-Christ, au bon plaisir divin. Notre qualité de créature nous oblige déjà à « nous offrir comme une hostie vivante, comme un sacrifice spirituel ».

 Rien ne pacifie tant l’âme qui souffre que cet abandon entier au bon plaisir de Dieu. Elle découvre que la volonté de Dieu, c’est Dieu même

Conseils

- Patience. Le murmure dans l’épreuve implique un dérèglement mauvais de la volonté. Mais si la souffrance nous submerge, l’abandon doit primer. Sinon l’âme sombrera vite dans la révolte, parfois dévastatrice.

 Il faut donc savoir souf­frir en silence, car se répandre à tout venant ou ruminer ses difficul­tés vide le cœur. Le vrai silence est celui des rai­sonnements et réflexions extérieures. Les mouvements de la pas­sion, et de la langue, sauf à quelques confi­dents sûrs, sont funes­tes.

 Supporter la souffrance avec patience, c’est véritablement exercer la vertu de force.

- Prière. Elle précède et suit la patience. Nous sommes le plus souvent portés à raconter sans cesse nos peines ou à les étaler. Mieux vaut les confier à un cœur fidèle et discret (rôle délicat qu’un infirmier ou un visiteur régulier peut remplir), un prêtre ou à Dieu lui-même, mais toujours en les acceptant de grand cœur. Alors ce sera une prière, comme l’écrit saint Paul « Vivez dans l’action de grâces, mais en tout temps connaître vos demandes à Dieu par la prière ».

 Dom Marmion déclare : « Sachez que pour une âme qui donne tout à Dieu, il monte réellement vers Lui, au milieu des défaillances, une prière inconsciente. Car nos plaintes sont de vraies prières pour celui qui scrute reins et cœurs ».

- Offrande. La souffrance est envoyée par Dieu pour nous rapprocher de Lui. Ensuite, elle nous émonde pour porter plus de fruits et augmenter notre gloi­re future. L’Eglise le dit par la voix du prêtre dans l’absolution des péchés confessés : « Tout ce que vous ferez de bien ou supporterez de pénible, soit appliqué à la rémission de vos péchés, à l’augmentation de la grâce et à la récompense de la vie éternelle ».

 La souffrance unie à Dieu par la confession et, offerte, fait entrer dans le sanctuaire où Dieu exauce les prières. L’offrir, est une participation à la sanc­tification de toute l’Église. Ainsi le malade immobilisé, qui ne peut apparem­ment rien faire, devient un des membres les plus actifs de l’Église par la com­munion des saints.

 Et quand, toute la volonté de Dieu est accomplie, il reste la sécheresse de l’âme : suprême épreuve envoyée par Dieu à ses privilégiés. Par leurs actes d’amour consentant, quelle que soit la nuit qui les recouvre, ce sont eux qui participent le plus à son œuvre de sanctification et à sa gloire.

 S’il fallait une conclusion, on pourrait dire que l’espérance et la souffrance croissent l’une par l’autre, comme en témoigne cette malade soutenue par Dom Marmion : « Grâce à Dom Marmion, le long temps de solitude, d’immobilité et de jeûne de secours religieux devient un temps de grâce et de grande paix spirituel­le… Dieu veille qu’à son école ce temps serve à ma sanctification et au salut des âmes ».

 

 

 
Par par Ch. Bouguet d’après Dom Marmion - Publié dans : Théologie
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