Accueillir Jésus comme Mon Seigneur et Mon Sauveur

Publié le par Père René Jacob

Le texte ci-après, dans le style direct, décapant du Père René Jacob, reprend les principaux points de l'enseignement donné la samedi matin 4 décembre99. Accueillir Jésus comme Marie à l'Annonciation. Cela se passe à Nazareth, Nazareth est au milieu de collines, il y a un creux et Nazareth est là en bas, comme un berceau entouré des collines avoisinantes. On attendait Dieu, un Messie, quelqu'un qui allait venir d'en haut, quelqu'un de puissant qui allait apporter la force, chasser les ennemis, donner la paix, mais on avait oublié le messie souffrant - en général on n'y pense pas. Et voici que Dieu arrive à Nazareth - pas à Jérusalem dans la grande ville -, Il arrive dans une ville perdue en pleine campagne, un bourg. Et là, il vient trouver une jeune fille qui avait à peine 15 ans et Dieu s'est incarné en Marie. Dieu est venu s'enfouir à Nazareth pendant 30 ans, 30 années de silence. C'est extraordinaire ces 30 ans de silence de Dieu. Jésus venait pour évangéliser le monde; s'il nous avait écouté, il aurait été prêcher tout de suite... mais non, 30 ans de silence. A Bethléem, à la crèche. C'est surprenant, Joseph n'a même pas pu amener son berceau, rien. La grotte de Bethléem, on y descend, on y arrivait à travers 1, 2 , 3 grottes : on ne devait pas pouvoir respirer, il faisait noir comme tout... c'est là que Jésus est né, on en est sûr. Là aussi, à Bethléem, quel abaissement! Quand on se vexe parce qu'on nous marche sur un quart de petit doigt de pied... et que l'on veut vivre avec Jésus; quelle leçon! Le texte Philippiens 2, 5-11 "Le Christ n'a pas revendiqué son rang de Dieu" - nous, on revendique tout le temps - "mais il s'est abaissé" - en grec, kénose - il s'est vidé de lui-même, il est devenu néant - il s'est fait comme un homme : il s'abaissait encore plus dans la souffrance et encore plus jusqu'à la mort sur la croix, jusqu'au bout. Bethléem en est déjà le premier signe. Les trois trônes de Jésus dans l'évangile. Le premier, c'est la paille de la crèche de Bethléem, le deuxième, c'est le baudet de l'entrée de Jérusalem, le bourricot et le troisième, c'est le bois de la croix. Oui, regardez bien, voilà les trois trônes de Jésus et il est roi. Oui, il est le plus grand des rois! Dans Ap. 5, que dit-on de l'Agneau? "Je vis un agneau comme égorgé". Jusqu'à et pour l'éternité dans le ciel, Jésus portera les marques de sa royauté c'est-à-dire sa couronne d'épines, son cœur ouvert, son cœur transpercé. On cherche la royauté de Jésus dans les hauteurs et il est en bas : au plus on monte, au moins on trouve Jésus; au plus on descend, au plus on trouve Jésus. Si vous avez reçu cela, cela vous suffit : si vraiment cela s'enracine en nous, alors on a tout compris. Le semeur Marc 4, 1-20 ; 26-29 ; 30-32. La terre où le grain donne du fruit, c'est une terre dans laquelle il n'y a plus rien, plus rien; on a tout enlevé : les épines , les ronces,... c'est ce qu'on appelle la terre vierge; ce nom de "terre vierge" évoque Marie. Alors notre terre à nous, il faut qu'elle soit une terre vide pour qu'elle puisse être fécondée. Dans le texte du Semeur, la terre est fécondée par la Parole de Dieu. Ensuite, juste après l'explication du Semeur, Marc donne 2 petites paraboles : la première parle du grain qui pousse tout seul : " il en est Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre : qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment." Cela veut dire que ce n'est pas notre travail, ce n'est pas nous qui faisons le boulot, c'est Dieu. Mais il faut notre collaboration. De toute façon, la graine tombe dans le monde et elle veut germer. Et en face, il faut une terre; et la terre dans laquelle la graine va le mieux pousser c'est une terre où il n'y a plus rien. Accueillir Jésus. Nous venons de voir sur quelles bases accueillir Jésus. Dans l'évangile, des tas de gens ont accueilli Jésus et ce, de bien des façons différentes. Et dans nos groupes de prière, et nous, dans notre histoire à nous, comment Jésus a-t-il été accueilli? Ce n'est pas pour nous vanter mais pour voir la diversité des accueils. Marthe et Marie ont accueilli Jésus de manière différente (Luc 10, 38-42). Marie était assise aux pieds de Jésus, elle écoutait sa parole. Qu'est-ce que Jésus reproche à Marthe? trois choses :"Marthe était absorbée par les multiples soins du service (40)""Marthe, tu te soucies et tu t'agites...(41)". Marthe, qu'aurait-elle dû faire? Faire une excellente cuisine mais en étant détachée du résultat; dire "Seigneur, je fais de mon mieux et si c'est bien, tant mieux et si c'est pas tout à fait comme je l'aurais voulu, tant mieux aussi, cela fera du bien à mon humilité." Ce que Jésus voulait de Marthe, c'est qu'elle fasse la cuisine mais avec son cœur ailleurs. Il faut faire ce qu'on a faire de tout son cœur mais on ne peut pas être absorbé parce qu'on doit être en communion avec le Seigneur perpétuellement. Tous les apôtres ont accueilli Jésus. En Jean 1, 29-..., nous voyons une série d'appels et de rencontre avec Jésus : ils allèrent... et demeurèrent avec Jésus... coup de foudre, que s'est-il passé? Rien, ils ont été subjugués, séduits... André, Simon-Pierre, Philippe, Nathanaël. Parmi nous, il y a aussi des appels extrêmement différents. Pouvons-nous nous rappeler notre rencontre personnelle avec le Christ? La vie chrétienne c'est la rencontre d'une personne, le Christ. Est-ce que je suis devenu disciple de Jésus, est-ce que je l'ai rencontré? Est-ce que je suis passionnément amoureux de Jésus? (pas sentimentalement - je peux être sec comme un morceau de bois dans ma prière, c'est secondaire). Mais est-ce que ma vie est réellement donnée au Seigneur? Accueillir Jésus comme Mon Sauveur. Le Christ est-il réellement mon sauveur? Qu'est ce cela veut dire : "Jésus m'a sauvé, je suis sauvé"? Je suis sauvé de quoi? Je suis sauvé d'une catastrophe : normalement, j'aurais dû mourir et à la dernière seconde j'ai été sauvé, arraché à une mort certaine. Est-ce que j'ai bien conscience que Jésus me sauve d'une mort certaine? Voyons dans Marc 5, 1-20, au pays des Géraséniens, de l'autre côté du lac, un possédé d'un esprit impur habitait dans les tombeaux. Dans Marc 1, 21-28, nous voyons aussi une démon dans la synagogue de Capharnaüm. Que faisait-il là, dans une synagogue? Jésus nous fait comprendre par là, qu'il n'y a pas un monde de purs et un monde d'impurs. Il n'y a pas nous qui sommes parfaits et les autres qui sont mécréants. C'est que la frontière passe à l'intérieur du cœur de chacun : le cœur de chacun doit être purifié. Que l'on soit chez les païens ou dans le peuple d'Israël, le cœur de chacun doit être changé. Au pays des Géraséniens, de l'autre côté du lac, on est chez les païens, c'est le monde et il y a beaucoup de démons, une légion, 5000 pour une seule personne. Cet homme, c'est l'homme moderne, il est totalement libre, il a envoyé promener la police, ses habits, il n'a plus besoin de rien; on a essayé de l'enchaîner, il a cassé ses chaînes, c'est la liberté totale, absolue. Ce texte est vraiment l'image du monde moderne : on veut être totalement libre, on envoie promener toutes les convenances, toutes les règles et en fait, derrière cette liberté, on est enchaîné par l'intérieur par 5000 démons. Les gens du village n'ont rien compris, ils ont essayé de mettre quelques règles à cet homme, quelques chaînes... Jésus n'agit pas ainsi, il ne s'occupe même pas de la tenue de cet homme, car Il a vu que les chaînes sont à l'intérieur. Jésus chasse les démons et dès que les démons ont été chassés, les gens qui reviennent, voient cet homme, assis, vêtu et dans son bon sens. Dès que cet homme a été libéré du diable et du péché, il a retrouvé les règles normales que Dieu voulait, il a été sauvé. Et à la fin, l'homme veut suivre Jésus, mais celui-ci lui dit "reste au milieu des tiens et témoigne de ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde." Évidemment, quelqu'un qui était dans cet état là, quand il est délivré par le Christ, sait ce que c'est d'être sauvé. Mais il y a d'autres personnes, peut-être la majorité dans nos groupes de prière, nous qui avons été baptisés, enfants élevés dans les églises... est-ce que nous avons conscience d'être sauvés? Frères et Soeurs, il faut que l'on soit clair : pour entrer au paradis, il n'y a pas de gros et de petits péchés, ni l'un ni l'autre ne peuvent entrer au paradis. Et nous sommes tous pécheurs : en Rm 3, 23 "tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu." et en Rm 3, 10 "Il n'y a pas un seul juste". Si Jésus n'était pas mort sur la croix, aucun d'entre nous n'irait au paradis. Pour nous aider, nous voyons en Ap. 4, devant le trône de Dieu, il y a une mer de cristal. Le cristal, c'est tellement pur que pas une poussière ne peut passer. Je ne peux pas arriver en disant : "Seigneur, je vais rentrer comme cela". Oui, j'espère que je vais rentrer, mais pas à cause de moi, parce que Jésus m'a libéré, m'a lavé, m'a purifié. Il n'y a pas de différence entre Marie-Madeleine, la samaritaine, la femme adultère et moi : pour entrer au paradis, nous sommes tous arrêtés devant la mer de cristal. Et si Jésus n'était pas mort sur la croix, personne n'irait au paradis. "Jésus est sauveur, Jésus est Mon Sauveur. Seigneur, je te chante et je te loue parce que tu m'as lavé de mon péché." Je ne peux pas dire cela à mes frères si je ne l'ai pas compris pour moi. Je ne peux être porte-parole du Seigneur que lorsque je l'ai compris pour moi; c'est seulement alors je peux dire à mon frère : "Jésus peut être Ton Sauveur parce qu'il est Mon Sauveur. Il m'a sauvé." De l'intérieur, je sais que Jésus est Mon Sauveur et si, vous, vous avez du mal à comprendre, demandez au Saint Esprit qu'il vous aide au niveau de la foi. Que cette certitude vienne en vous : on est sauvé pas seulement quand on est prostitué, mais même quand on est des piliers d'église, même quand on est religieux avec 50 ans de vie religieuse derrière soi. Ce n'est pas parce qu'on a 50 ans de vie religieuse qu'on ira au paradis, c'est parce que Jésus est mort pour effacer les coups de langue que j'ai dit contre mon frère, contre ma soeur. Jésus est Mon Seigneur. Jésus est Le Seigneur du monde, c'est une question de foi intellectuelle. Si j'ai la foi, je sais que Jésus règne, qu'il est le roi de l'univers. Mais il faut que Jésus soit Mon Seigneur. Qu'est-ce que c'est un Seigneur? Un jour de mariage princier, c'est le cas d'en parler (mariage du prince Philippe et de la princesse Mathilde). A l'époque de Jésus, le Seigneur avait tout droit, tout pouvoir sur la personne. Si je dis que Jésus est Mon Seigneur, cela veut dire qu'il a le droit de régner dans tous les domaines de ma vie,... tout, tout, tout, vraiment tout. Attention, au fur et à mesure des années de conversion, on a tendance à reprendre de temps en temps un "petit tout", alors il ne reste plus pour le Seigneur que... C'est pourquoi, il est bon de redire à chaque récollection : "Seigneur, je veux te redire de tout mon cœur, que tu es le Seigneur de ma vie, de toute ma vie, tout. Et si un point n'est plus à toi Seigneur, par ton Esprit Saint, montre-le moi." Et le baptême dans le Saint-Esprit ne portera des fruits que s'il est accompagné d'une véritable conversion et parce que nous devons prêcher la conversion aux autres, nous devons d'abord nous convertir. Se convertir, cela veut dire changer complètement de direction. Avant j'étais tourné vers le diable, vers le monde et vers moi, mon "ego" et je change de direction, je me tourne vers Dieu. Alors le Seigneur va régner dans tous les domaines de ma vie. Quels domaines? Voyons en Luc 14, 33 : "Celui qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut pas être mon disciple." Il faut que je renonce à tous mes biens, même le dernier petit cadeau que j'ai reçu, même le petit cadeau que je "me" suis payé... donc tous mes biens. Il faut que je puisse dire : "Seigneur, tout est à toi. Je n'en suis plus maître, j'en suis le gérant, mais un gérant dépendant car j'aurai des comptes à rendre." Que je sois propriétaire d'un château ou qu'il ne me reste plus qu'un litre de rouge parce que je suis clochard sous un pont, tout est à Dieu et je dois demander : "Seigneur, qu'est-ce que je dois en faire?" : les 200 francs que j'ai en poche, ma voiture, mon téléviseur, mes vacances, tout... pour Mon Seigneur. Et encore, en Luc 14, 26-27 : "Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple." Porter sa croix, c'est être fidèle à Dieu quoi qu'il en coûte. Et dans le monde, être chrétien cela va coûter : les lois qui se resserrent, les moqueries, cela peut me coûter mon emploi si je ne veux pas trafiquer... est-on prêt à cela? Mes affections : Jésus passe avant; oui d'abord Dieu, Jésus, puis ma femme ou mon mari et ensuite les autres... Il ne faut pas que ma femme ou mon mari devienne une idole, cela peut arriver; Jésus d'abord, Il est Mon Seigneur. S'il y a quelqu'un à qui je ne pardonne pas, Jésus va me dire "pardonne". Si j'ai fait du tord à quelqu'un, Jésus va me dire "répare". Mes biens, Jésus peut me dire "donne la moitié"; mes revenus, "donne la dyme". Oui, Jésus est Mon Seigneur. Jésus va aller plus loin encore, il va me dire "il faut que tu meures à toi-même, donne non seulement tes biens, ce que tu as mais ce que tu es. Su tu veux être mon disciple, il faut accepter de suivre le même chemin que moi." Jésus s'est anéanti, c'est le mot "néant".Dès lors accueillir Jésus, c'est le laisser prendre toute la place. En conclusion, en Jean 21, au moment de donner à Pierre la responsabilité de son Église, Jésus ne lui demande pas s'il s'y connaît en ordinateur, s'il fait du bon café, s'il sait accueillir les gens. Jésus lui demande par trois fois : "Est-ce que tu m'aimes? Est-ce que tu m'aimes vraiment?" Et à la fin, Pierre a de la peine. Pourquoi trois fois, cette question? Parce que pour être ministre ou responsable d'un groupe de prière, Jésus veut que son serviteur soit brûlé par cet amour du Seigneur et qu'il puisse répondre : "Oui, Seigneur, vraiment je t'aime et parce que je t'aime je veux faire tout ce que tu me demandes, je veux que tu sois Mon Seigneur, je veux que tu sois Mon Sauveur, je veux t'accueillir, je suis prêt à mourir à moi-même."

Publié dans Divers

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 16/10/2011 13:48



Blog(fermaton.over-blog.com)Mathématiques de la conscience humaine.No-20, THÉORÈME PORZIUNCOLA.-Le Nouveau Père de l'Europe.